Laissez-moi vous avertir. N'allez surtout pas dans ce lieu ! C’est un lieu hideux de tourments, d’atroces douleurs et de peines qui n'ont aucune fin. Votre âme sera éternellement vivante. L'âme ne meurt jamais. Elle est votre véritable personnalité, et elle ira soit au ciel, soit en enfer.
Si vous êtes de ceux qui pensent que l'enfer est ici sur terre, eh bien, vous avez raison. C est en effet là qu'il se trouve. Au centre même de la terre. Et il y a là des âmes tourmentées nuit et jour. Il n'y a pas de réjouissances en enfer. Pas d'amour. Pas de compassion, ni de repos. Ce n'est qu’un lieu de douleur qui dépasse l'entendement.
La jambe gauche de l’enfer
- "Dans la jambe gauche de l'enfer", me dit Jésus, il y a de nombreux puits. Ce tunnel communique avec d'autres parties de l'enfer.
Mais nous allons tout d'abord passer quelque temps dans la jambe gauche. Ces choses que tu vas voir resteront à jamais gravées dans ta mémoire. Il faut que le monde connaisse la réalité de l'enfer. Beaucoup de pécheurs - et même certains parmi mon peuple - ne croient pas que l'enfer soit une réalité. Je t'ai choisie afin que tu leur révèles ces vérités. Tout ce que je vais te montrer concernant l'enfer est vrai, de même que toutes les autres choses que je vais te montrer".
Jésus, Lui-même, s'est révélé à moi sous la forme d'une lumière: étincelante, plus brillante que le soleil. Et la silhouette d'un homme était au centre de cette lumière. Quelquefois, j'ai vu Jésus tel un homme. Mais d'autres fois, c'est sous une forme d'esprit qu'IL s'est montré.
Il prit la parole à nouveau :
"Mon enfant, lorsque je parle, c'est le Père qui a parlé. Mon Père et moi, nous sommes un. Rappelles-toi que par-dessus tout autre
chose il faut aimer, et se pardonner les uns les autres. Viens, maintenant. Suis-moi"!
Tandis que nous marchions, des esprits mauvais fuyaient la présence du Seigneur.
- "Oh, mon Dieu ! M’écriai-je. Mais qu 'est ce qu'il y a encore après ça ?"
"Comme je l'ai déjà dit, j'étais en enfer en possession de tous mes sens. Tous ceux qui sont en enfer sont en possession de toutes leurs facultés. Les miennes fonctionnaient alors à plein.
La peur était partout présente. Des dangers difficiles à exprimer menaçaient de toutes parts. Chaque pas que je faisais était plus horrible que le précédent.
Des embrasures de portes, de la taille de petites fenêtres, s'ouvraient et se fermaient rapidement sur le haut du tunnel. Des cris traversaient l’air chaque fois que des créatures diaboliques passaient au-dessus de nous en direction de ces panes de l'enfer.
Nous arrivâmes bientôt au bout du tunnel. Je tremblais d'effroi à cause du danger et de ce sentiment de peur qui nous entourions. J'étais vraiment reconnaissante envers Jésus pour Sa Protection. Je remercie Dieu pour la puissante protection qu'II nous accorde, même au milieu des cratères de l'enfer.
Et cependant, malgré ce bouclier protecteur, je ne cessais de me dire intérieurement: Pas ma volonté, Père. Mais que Ta volonté soit faite !
Je regardai mon corps. Pour la première fois, je remarquai que j'étais sous la forme d'un esprit, et que ma silhouette était identique à elle-même. Je me demandais alors ce qui allait suivre.
Jésus et moi nous nous engageâmes sur un sentier qui partait du tunnel. Il avait de larges rebords de terre de chaque côté. A perte de vue, on voyait de partout des cavités remplies de feu. Des cratères mesuraient environ un mètre vingt de diamètre et un mètre profondeur. Ils avaient une forme de cuvette.
- Il y a beaucoup de cratères comme ceux ci dans la jambe gauche de l'enfer, me dit Jésus. Viens. Je vais t'en montrer certains me dit Jésus.
Je me tins à côté de Lui sur le sentier et je regardai à l'intérieur de l'un de ces trous. Du soufre incrustait les parois du trou rougeoyait comme du charbon embrasé. Au centre du cratère, il y avait une âme. Une âme perdue, venue en enfer après sa mort, le feu s'activa dans le fond du trou puis, soudainement, submergea l'âme perdue. L'instant d'après, le feu semblait mourir sous forme de braises. Mais avec un ronflement il se ranimait et balayait à nouveau l'âme tourmentée dans son cratère. Observant mieux, je vis que cette âme perdue était emprisonnée à l'intérieur d'un squelette.
- Seigneur, ne peux-tu pas les faire sortir? M’écriai-je à ce spectacle.
Quelle horrible vision! Ce pourrait être moi, pensais-je.
- Seigneur, c'est affreux de voir ça et de savoir que c'est une âme vivante qui se trouve là.
J'entendis un cri en provenance du premier cratère. Et je vis là, sous la forme d'un squelette, une Ame qui implorait:
- "Jésus, aie pitié de moi".
- Seigneur! M’écriai-je.
C était la voix d'une femme.
En la voyant, j'eus le désir de la tirer hors du feu. J'avais le coeur brisé. La forme squelettique d'une femme, enveloppée d'un brouillard sale et gris, s'adressait à Jésus. Sous le choc, j'écoutai ce qu'elle disait. De la chair décomposée pendait en lambeaux de ses os et quand elle brûlait, tombait dans le fond du trou. A la place de ce qui avait été ses yeux, il n'y avait plus que deux cavités vides. Elle n'avait pas de cheveux. Le feu commençait à ses pieds en petites flammes. Puis il grandissait tandis qu'il grimpait sur son corps. Puis il la submergeait complètement. La femme semblait brûler en permanence, même lorsque les flammes n'étaient que des braises.
Du tréfonds de sa personne sortait des pleurs et des gémissements de désespoir.
- "Seigneur! Seigneur! Je veux sortir d'ici. "
Elle restait les bras tendus en direction de Jésus. Je regardai Jésus.
Je remarquai une grande tristesse sur Son visage.
- "Mon enfant", me dit Jésus,
"Tu es ici avec moi dans, le but de faire connaître au monde que le salaire du péché c'est la mort... et que l'enfer est une réalité".
Me tournant de nouveau vers la femme, je vis alors que des vers sortaient des os de son squelette, le feu ne leur faisait rien.
- "Elle sait que ces vers sont en elle", me dit Jésus.
Et elle les sent - "0 Dieu, aies pitié d'elle"! Criai-je, tandis que le feu atteignait son maximum et que l’horrible embrasement l'enveloppait à nouveau.
De grands cris et de profonds sanglots secouaient le corps de cette âme. Elle était perdue. Il n'y avait pour elle aucun moyen de sortir.
" Jésus, pourquoi est-elle ici ? Demandai-je, d'une voix faible car j'étais très effrayée ?".
- "Viens", me dit Jésus.
Le sentier sur lequel nous nous trouvions faisait comme un circuit. Il serpentait entre les cratères à perte de vue. Les pleurs de ces "morts vivants", mêlés à des gémissements et à des cris atroces, parvenaient à mes oreilles de toutes parts. Il n'y avait aucun moment de répit. L'odeur de la mort et de la chair en décomposition emplissait l'air très lourdement.
Nous nous dirigeâmes jusqu'au cratère suivant. A l'intérieur de celui-ci, de dimension semblable au précédent, il y avait un autre être squelettique. La voix d'un homme se fit entendre :
- "Seigneur, aies pitié de moi!"
Ce n'était que lorsque ces êtres s'exprimaient que je pouvais savoir s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme.
Des sanglots plaintifs s'échappaient de cet homme.
- "Je suis vraiment désolé, Jésus. Pardonnes-moi. Sors-moi d'ici. Je suis dans ce lieu de tourments depuis des années. Je t'en supplies fais-moi sortir"!
De forts sanglots secouaient sa carcasse squelettique.
- "S'il te plaît, Jésus, fais-moi sortir. Suppliait-il".
Me tournant vers Jésus, je m'aperçus qu'il pleurait aussi.
Levant la tête, Il dit:
- "Père, mon Père, aies pitié".
- "Seigneur Jésus", cria l'homme depuis le fond du trou en feu, n'ai-je pas assez souffert pour mes péchés? Cela fait quarante ans que je suis là, depuis ma mort.
Jésus répondit:
-" Il est écrit: "Le juste vivra par la foi. Tous les moqueurs et les incrédules auront leur part dans l'étang de feu." Tu n'as pas vouiu croire à la vérité. Plusieurs fois, mon peuple a été envoyé vers toi pour t'indiquer le chemin. Mais ru n'as pas voulu l'écouter. Tu as ri de lui et tu as refusé l’évangile. Bien que je sois mort pour toi sur une croix, tu t'es moqué de moi et tu n'as pas voulu te repentir de tes péchés. Mon Père t'a donné de nombreuses occasions de pouvoir être sauvé. Si seulement tu avais écouté... "
Jésus pleurait.
- "Je sais, Seigneur, je sais. Mais maintenant je me repens".
- "Il est trop tard", dit Jésus. "Le jugement est tombé"!
- "Seigneur". Poursuivit l’homme, "certains membres de ma famille vont venir ici, car eux non plus ne veulent pas se repentir. S'il te plaît, Seigneur, laisse-moi aller leur dire qu'ils doivent se repentir de leurs péchés pendant qu'ils sont encore sur terre. Je ne veux pas qu'ils viennent ici".
-" Ils ont des prédicateurs", répondit Jésus, "des gens qui les enseignent, des anciens. Tous leur apportent l'évangile. Ils vont le leur dire. Ils ont aussi l'avantage d'avoir des systèmes modernes de communication et toutes sortes de moyens d'apprendre à me connaître. J'ai envoyé vers eux des ouvriers afin qu'ils croient et qu'ils soient sauvés. S’ils ne croient pas lorsqu'ils entendent l'évangile, ils ne seront pas. Convaincus non plus si quelqu'un ressuscite des morts".
A ces mots, l'homme devint très fâché et commença à jurer. Des mots blasphématoires lui échappèrent. Je le regardai avec horreur tandis que les flammes s'élevaient et que sa chair morte décomposée commençait à brûler et à tomber en lambeaux. A l'intérieur de cette carapace de mort, je vis son âme. Elle ressemblait à un brouillard sale et gris, et elle remplissait son squelette.
Je me tournai vers Jésus et m'écriai :
- "Seigneur, que c'est horrible! "
-" L'enfer est une réalité. Le jugement est une réalité. Et je les aime tant, mon enfant. Mais ceci n'est que le commencement des choses effroyables que je dois te montrer. Il y a bien plus encore à voir. Vas dire au monde pour moi que l'enfer existe, que les hommes et les femmes doivent se repentir de leurs péchés. Viens, suis-moi. II nous faut continuer".
Dans le cratère suivant, il y avait la toute petite carcasse d'une femme qui semblait avoir environ quatre-vingts ans. Je ne peux pas dire comment j'ai su son âge, mais je l'ai su.
Sa peau était arrachée de ses os par la flamme continuelle. Seul demeurait le squelette, avec une âme grisâtre à l'intérieur.
J'observais le feu qui la consumait.
Bientôt, il ne resta plus que les os ; et les vers grouillant à l'intérieur, que le feu ne pouvaient brûler.
- "Seigneur, c'est terrible! M’écriai-je. Je ne sais pas si je vais pouvoir aller plus loin. C’est affreux au-delà de tout ce qu'on peut imaginer.
-"Mon enfant, c'est pour cela que tu es ici, me dit Jésus. Tu dois connaître et dire la vérité à propos de l'enfer. Le ciel est une réalité. L'enfer aussi est une réalité. Viens, nous devons continuer".
Je me retournai vers la femme. Ses pleurs étaient d'une telle tristesse... Alors que je l'observais, elle joignit ses mains décharnées comme pour prier. Je ne pus m'empêcher de pleurer. J'étais en esprit mais je pleurais. Je savais que les gens en enfer ressentaient toutes ces choses également.
Jésus connaissait mes pensées.
- "Oui, mon enfant, c'est bien vrai. Quand les gens viennent ici, ils ont les mêmes sensations et les mêmes pensées que lorsqu'ils étaient sur la terre. II se souviennent de leurs familles et de leurs amis, et de toutes les fois où ils ont eu une chance de se repentir, mais ils ont refusé de le faire. Ils gardent toujours toute leur mémoire. Si seulement ils avaient cru à l'évangile, et s'étaient repentis avant qu'il ne soit trop tard..."
La maison de Jérusalem
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